logo galerie olivier waltman
FR / EN

 

 

 

Détournements de fonds

Dans les méandres de nos villes, entre câblages sinueux et boyaux de tubulures, escouades d'objets naufragés et rebuts manufacturiers, l'empreinte du travail de l'homme est omniprésente.

Le temps a laissé sa trace sur ces paysages rugueux et ces matériaux vétustes pendant que le hasard y a inscrit par salissures et par érosion leur histoire.

La vue de ces spectacles sont autant de natures mortes, de perspectives, d'abstractions, d'artefacts qui peuvent plonger certains spectateurs dans une profonde exaltation ; c'est une évidence, l'art est là, dans la rue à portée de regard ... La ville est à elle seule l'empire du "ready made" : il faut absolument que cela se sache !

Mais comment faire entrer cette forme d'art inconnu chez les gens ?
Trouver un alibi pour réveiller chez l'œil un peu moins aiguisé les émotions assoupies qu'offre le spectacle esthétique de la rue ; cet alibi, c'est peut-être le design ou plutôt "l'anti-design".

Fabriquer des objets dits "utilitaires" chargés de cette force latente qu'est l'esthétique industrielle, ou encore assembler des pièces mécaniques récupérées ça et là, les faire cohabiter pour en faire tout autre chose, voilà de l'art qui chaque fois que l'on s'en sert nous rappelle la beauté urbaine, un moyen détourné de faire partager un certain regard du monde.

Noart, 2005

 

 

 

 

 

adresse galerie olivier waltman